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Les pratiques participatives sur le lieu de travail : Apprentissage et remaniement de pratiques culturelles
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Apprendre dans et par la pratique : une perspective inter-psychologique

Apprendre « par » et « dans le travail » peut être vu comme un ensemble de processus inter-psychologiques entre contributions sociales et contributions individuelles qui mènent à la constitution d’un patrimoine (legacy) ayant des effets intr-psychologiques sur les individus (à savoir des changements dans leur expériences cognitives). Ces effets se produisent au trvaers d’unengagement continu, au jour le jour, en pensée et en acte, dans des activités professionnelles (Billet, 2008, p.152).

La transformation de pratiques repose sur une interdépendance entre des individus, une situation et une culture. Cette interdépendance provient de ce que les individus, au cours de leur travail, apportent dans les négociations entre expérience personnelle et expérience située (p153).

Le rôle de l’agir individuel (individual agency) dans l’apprentissage et le remaniement de pratiques culturelles

Pour l’auteur, l’agir individuel joue un rôle fondamental dans le processus d’apprentissage et de remaniement culturel.

L’importance pour les individus de s’assurer une sécurité ontologique (Giddens, 1991) impacte leur participation individuelles sur les pratiques sociales.

Goodnow (1990) révèle que les individus sélectionnent les problèmes et que leur système de sélection et de façons de s’engager dans les tâches sociales ont des conséquences sur leur apprentissage.

Les expériences antérieures permettraient de comprendre l’engagement des individus et les négociations avec le monde social. L’auteur ne souhaite pas réduire l’action individuelle à ded pressions ou à l’action du monde social (p155)

Ce que les individus éprouvent dans des situations professionnelles ou sur leur lieu de travail (càd l’expérience sociale immédiate), leurs intérprétations, leur façon de s’engager, leurs actes sont vraissemblablement façonnés par les expériences sociales antérieures (p156)

La contrainte sociale

L’auteur s’appuie sur un exemple de Grey (1994) pour montrer le rôle important de la pression sociale sur les pratiques dans lesquelles les individus cherchent à assurer leur emploi puis à gagner des promotions (p157)

Les relations d’interdépendance

Elles semblent difficiles à décrire. Nous retiendrons que les réponses des individus aux demandes sociales se situent dans une gamme allant de l’engagement complet au désengagement total (Valsiner, 1994).

Une pratique sociale, tel qu’un espace professionnel, doit être analysé dans des termes qui intègrent les intérêts des participants, les identités, les subjectivités, et le rôle actif que joue le remlaniement des pratiques (p160)

Les pratiques professionnelles participatives

Les pratiques professionnelles participatives définissent les relations entre les affordances d’un espace professionnel, l’engagement des individus dans l’apprentissage et le remaniement du travail

Les négociations et les façons de s’engager dans la vie professionnelle sont caractéristiques d’une tentative de sécurisation ontologique (p.160). L’agir et l’intentionnalité individuelle occupent une place essentielle dans cette quête de sécurité ontologique – « Etre eux-mêmes ».

Pour comprendre la question de l’apprentissage dans un espace professionnel, l’auteur encourage à considérer plus largement l’agir personnel, l’épistémologie, les croyances et l’intentionnalité.

Bibliographie

BILLET, S., 2008, Les pratiques participatives sur le lieu de travail : Apprentissage et remaniement de pratiques culturelles, in LE GRAND J.-L., VERRIER, C. (sous la dir.), Pratiques de formation-analyses : Les communautés de pratique, N°54, Université Paris 8, pp.149-163.

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