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Facilitateur, coach, accompagnateur, formateur…quelles différences ?
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Introduction

Blandin distingue 4 mondes de la formation différents : le monde de l’artisanat avec le formateur intervenant ; le monde de l’industrie (celui de l’enseignement à distance) avec un formateur absent et remplacé par des supports qui « réifient » son intervention ; le monde du service de proximité avec l’accompagnateur ; le monde du service global avec l’expert (Blandin, 2002).

Pottier distingue deux mondes sociaux subdivisés en cinq « sous-mondes ». D’un côté, le monde des politiques publiques divisé en sous-monde de l’insertion (avec l’enseignant militant de l’éducation populaire et le formateur d’insertion) et en sous-monde de l’accompagnement (avecl’accompagnateur). De l’autre, le monde de la grande entreprise divisé en trois sous-monde : celui du développement personnel (avec le psychosociologue intervenant puisle coach), des formations techniques (avec le moniteurtype AFPA, le formateur professionnel et le responsable de formation) et du conseil enfin (avec le consultant) (Pottier, 2005).

L’auteur s’interroge sur ce qu’y a-t-il derrière la figure du formateur, ou celle de l’accompagnateur ? Y-a-t-il une série d’activités professionnelles particulières exercées par le formateur ou par l’accompagnateur ? (p.1)

Les formateurs, un groupe professionnel dont l’activité est mal connue

Les études ultérieures, analysées par Emmanuelle Pottier (2005) reprennent cette idée qu’il existe une profession unique, dont les métiers seraient en voie de diversification (p.2).

L’INSEE possède deux grandes catégories, « formateurs et animateurs de formation continue » (code 43.32) et « cadres spécialisés du recrutement, de la formation » (code (37.22) tandis que le ROME recense 92 noms de métiers dans la catégorie professionnelle « formation continue » ! 5 codes ROME (22211 à 22215) qui regroupent cinq profils d’emploi de type formateur (intervenant, animateur…), conseiller d’orientation (psychologue, conseiller en formation…), responsable de formation (responsable pédagogique, directeur…), consultant (expert…), ingénieur de formation (chargé d’études ou de recherches…). Pour chacun, un 10aine d’activités identifiées mais qui ne couvrent pas le spectre (TIC, tutorat…). (p.2)

L’enquête sur l’activité des professionnels de la formation

Etude statistique menée par questionnaire (32 appellations de métiers ou de fonctions de la
formation, classées selon quatre catégories : métiers décisionnels, métiers de conception (dispositifs ou ressources), métiers d’animation (ou de « conduite » de la formation), métiers d’accompagnement (voir annexe 2).

! L’étude a été réalisée en ligne, ce qui écarte une certaine catégorie de population et s’est appuyée sur des réseaux en place, principalement dans le champ de la FOAD (FFOD, TFS, Algora…)!

NDLR : L’article et ses annexes ne met pas en évidence l’existence ou la reconnaissance d’animateurs de CoP. Il existe une catégorie de métiers d’accompagnement qui recouvre (annexe 2) les coachs, médiateurs, accompagnateurs, accompagnateurs relais, animateurs (mais de centre de ressources, relais, PAT, multimédia), tuteur, e-tuteur.

Conclusions

« Cette 1ère étude confirme l’existence des métiers d’accompagnement comme métiers spécifiques, et l’existence d’un « effet réseau » qui rend l’activité des professionnels d’un réseau pratiquant « l’autoformation accompagnée » (Carré et Tetart, 2003) différente des métiers des autres réseaux. »(p.3)

Ces métiers de l’accompagnement sont caractérisés par l’exercice d’une série d’activités principales liées à la conduite d’actions de formation, excluant l’acte d’enseigner. Ces métiers, qui apparaissent comme un segment professionnel spécifique emblématique d’un « monde » particulier (Blandin, 2002 ; Pottier, 2005) ne sont pas aujourd’hui reconnus comme tels : le ROME, par exemple, les classe dans la catégorie des formateurs (22211) (transmet, évalue, réajuste les contenus…).

Il existe un écart important entre la réalité de l’activité exercée sous un intitulé de métier et le référentiel d’activité décrivant le métier. « Le métier possèderait alors une dimension « culturelle » que l’abstraction d’un référentiel d’emploi ou d’activité efface ». (p.6)

Le troisième résultat est la mise en évidence d’une spécificité des métiers d’accompagnement de l’autoformation : Des activités constituent très probablement le cœur de l’action d’accompagnement de l’autoformation ( gérer le positionnement, gérer l’accueil, travailler sur l’autoformation et l’individualisation, suivre les apprenants, les motiver… montre que . Au-delà de ces premiers résultats, ce travail reste à poursuivre en élargissant le terrain d’enquête.

Source

Blandin, B., 2006. Facilitateur, coach, accompagnateur, formateur…quelles différences ? in Actes du 7è colloque européen sur l’autoformation « Faciliter les apprentissages autonomes », ENFA (18-19-20 Mai), Auzeville. Téléchargeable à l’URL suivante (29 Avril 2009) : http://www.enfa.fr/autoformation/rub-comm/pdf/blandinB.pdf

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