Communautés de pratique
Des écosystèmes pour l'apprentissage, le travail et l'innovation.
Sustaining an Online Community of Practice : A Case Study
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Résumé

Extrait : Cet article examine les re?sultats d’une analyse des activite?s d’un groupe d’e?ducateurs implique?s dans du de?veloppement professionnel a? l’aide d’un re?seau e?lectronique depuis une de?cennie. Les re?sultats ame?nent a? de?couvrir les de?fis dans le de?veloppement et l’entretien de communaute?s de pratique en ligne soutenant l’apprentissage.

Revue de Littérature

Les auteurs présentent une revue de littérature interessante sur les CoPV : Définition du terme communauté (-virtuelle), le partage des valeurs, la cohésion par le capital social (divisé en « bonding capital » : ex. les valeurs partagées ; en « bridging capital » : ex. les artefacts partagés).

Un important chapitre sur les freins à la participation, les facteurs d’échec…:

  • Pb d’accès
  • Manque de temps
  • Difficultés techniques
  • Approche Top-Down privilégiée
  • Compétitivité, adversité entre participants
  • La non-participation est normale (lurkers)
  • Surcharge cognitive (informationnelle) > en lien avec taille de la communauté, la longueur de certains messages…

Contexte de la recherche et méthodologie

Démarche d’investigation : une étude de cas instrumental, utilisée à la fois comme « un process et un produit » de l’enquête impliquant une analyse longitudinale de la participation de deux groupes d’enseignants (d’après Stake, 2000).

Leurs perceptions ont été comparées et centrées sur : 1/les conditions de W , 2/le développement technologique des outils depuis 1993.

Une approche ethnographique a été choisie parce qu’elle permettait aux participants d’être étudiés dans leur environnement naturel – la discussion pour le forum. Le choix méthodologique a été influencé par des chercheurs « clés » dans la recherche sur les CoP (Stacey, 1999; Thomsen, Straubhaar, & Bolyard, 1998; Jensen, 2002; Paccagnella, 1997), conformément à l’approche établie par Hammersley, (1990 : étude ethnographique des comportements « quotidiens »).

Le choix de la théorie de l’activité a été fait pour examiner et comprendre (le soutien de) la participation (Gray & Tatar, 2004, Barab, Schatz & Scheckler, 2004). Engeström (1987) a proposé quatre critères essentiels pour l’examen d’activités :

  • L’activité doit être décrite dans sa forme la plus simple, originelle, génétique.
  • L’activité doit être analysable dans ses dynamique et ses transformations, dans son évolution.
  • L’activité doit être analysable comme un phénomène contextuel ou écologique. Les modèles devront se concentrer sur les relations systémiques entre l’individu et le monde extérieur.
  • L’activité humaine doit être analysable comme un phénomène culturel médié (p. 7).

Pour se concentrer sur les pratiques d’adoption des participants, l’étude s’est faite à l’aide des critères déterminés par Rogers (1983) qui fournit une base pour examiner les pratiques d’adoption des individus. Rogers décrit plusieurs critères que l’existence ou pas d’influence d’un individu va adopter une innovation. Ces critères sont :

  • l’avantage relatif de l’innovation pour l’individu,
  • la compatibilité de l’innovation avec les valeurs personnelles,
  • la complexité de l’innovation,
  • la trialability (Jebeile, Khadra et Reeve, 2002 p.1665) de l’innovation,
  • la manière dont l’individu peut observer des résultats positifs de l’adoption de l’innovation.

Méthode de collecte des données

  • Un questionnaire en ligne initiale qui a fourni des informations de fond.
  • Une première interview semi-structurée.
  • Suite à l’interview 1, les transcriptions ont été analysées et codées en utilisant Nvivo (analyse de données qualitatives).
  • Les messages en ligne ont été analysés et codés à l’aide de NVivo codés.
  • La transcription de l’entrevue 1, combiné avec les transcriptions des messages archivés ont ensuite été partagés avec les participants par e -mail pour se préparer à la deuxième entrevue.
  • Interview 2 était basée sur des questions destinées à approfondir l’interview 1 et faire des inférences/comparaisons à partir des messages archivés.

Analyse des données

L’analyse des données a été élaborée autour d’un processus décrit par Janesick (2000), où la ‘methodolatry (une obsession de la méthode) a été évitée et où le chercheur met plutôt l’accent sur la « substance des résultats» (p. 390).

Les auteurs ont retenu Kvale (1996) qui les a aidé à créer un cadre pour l’examen des transcriptions de l’entrevue. Kvale suggère que les transcriptions devraient être examinés en utilisant un «cercle herméneutique» (p.47) se concentrant sur l’interprétation, la réflexion et la réinterprétation.

Les unités de sens ont été sélectionnées dans leur intégralité, mais en excluant les références des autres participants. Le choix est à cheval entre l’étude des interactions en ligne en utilisant des conversations entières (Thomsen et al., 1998; Blanchette, 2001), et l’analyse des messages individuels (Smith, 1999; Bullen, 1998; Rourke et al., 2001; McKenzie & Murphy, 2000).

Codage

Le choix de codage a été basée sur des études récentes portant sur l’analyse de forums de discussion en ligne. Les auteurs s’appuient à la fois sur Schlager, Fusco, & Schank (2002) qui se limitent à sept catégories du discours afin de le problème des catégories de codage ingérables, et à la fois sur Rourke et al. (2001, p. 4) qui suggère l’élaboration « d’un protocole d’identification et de catégorisation des variables de la cible… ». Cela a mené à la création de catégories qui s’articulent autour des questions utilisées dans l’étude des cadres théoriques.

Résultats et discussion

Les résultats sont présentés sous l’angle de la théorie de l’activité :

Je retiens :

  1. Sujets : description/typologie des participants, les premiers utilisateurs étaient plus « excités » par la nouveauté (réaction positive à l’innovation, vue comme une innovation) et alléchés par le dispositif de comm., les présentiels ont permis de créer des relations et de prendre en main le dispositif. + tard, les « nouveaux » ont trouvé ça plus commun, ils voulaient juste suivre des cours ou ont été attirés par des mentors.
  2. Communauté : Anciens> création d’un lien social, affectif, fort au début. Plus tard, Nouveaux > expérience des forums intimidante, règles et normes semblaient rigides,  rien pour soutenir les nouveaux (devoirs, étiquettes…), un sens communautaire amoindri, vu comme un « club », moins amical, baisse de participation (+ lurkers). Pour tous, manque de temps, surtout si la participation est volontaire (délibérée).
  3. Activité médiée par les outils : Anciens > La possibilité de communiquer à distance a fourni une puissante motivation pour participer.
  4. Compétences acquises par la participation : Compétences techniques (communication en ligne, usage d’outils, pédagogique via apprentissages collaboratifs, leadership), accroissement de connaissances dans leur domaine.
  5. Division du W : l’innovation doit être supportée par l’organisation,
  6. But final : l’intégration de la technologie dans la classe > intégration enthousiaste des idées et des ressources,motivation pour essayer de nouvelles méthodes/pratiques.

Source

Riverin, S., et E. Stacey. 2008. “Sustaining an online community of practice: A case study.” Revue de l’Education a Distance 22:43–58.

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