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Des postures de l’accompagnateur à la posture de l’accompagnant : Projet, autonomie et reponsabilité
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Intro (extrait)

La communication tenter d’appre?hender la question des postures dans l’accompagnement en e?ducation et en formation au prisme de la question du projet, de l’autonomie et de la responsabilite?. Nous situant dans le paradigme du constructivisme et de la complexite?, nous de?voilerons dans un premier temps notre conception d’un accompagnement autonomisant et responsabilisant en esquissant le paysage the?orique, e?piste?mologique et e?thique sur fond duquel notre re?flexion s’e?labore. Puis nous aborderons la question de la posture de l’accompagnant et/ou des postures de l’accompagnateur en situant, dans un premier temps, l’accompagnement sur trois niveaux de complexite? : micro (les acteurs,), meso (l’organisation de formation), macro (institution et valeurs sociales ve?hiculées).

Contexte : « On sait qu’accompagnement et projet sont intimement lie?s. Ne?s tous deux d’un contexte de de?sinstitutionnalisation1 (F. Dubet, 2002), dans une socie?te? ou? l’assujettissement ce?de la place a? la responsabilisation (D. Martuccelli, 2004), ou? chacun se doit de re?pondre a? la plus e?puisante des injonctions, a? savoir celle d’e?tre soi-me?me (Ehrenberg, 2000). »

« Notre re?flexion s’e?laborera autour de trois grandes questions : Qu’est-ce qu’accompagner ? Que signifie accompagner l’autre dans son projet ? Que signifie avoir le projet d’accompagner l’autre dans son projet ? » (p.1)

Qu’est ce qu’accompagner ?

Une définition succin succincte de l’accompagnement : « il s’agit d' »une de?marche visant a? aider une personne a? cheminer, a? se construire, a? atteindre ses buts » (M. Beauvais, 2004, p. 101). Nous pensons qu’accompagner implique que l’on partage une certaine conception de l’Homme ; conception de l’Homme en tant que « Sujet Autonome, Responsable et Projectif. »

« Partager une conception de l’Homme en tant que Sujet Autonome, Responsable et Projectif, implique pour celui qui s’inscrit dans une de?marche d’accompagnement, de cre?er les conditions susceptibles, de favoriser chez l’autre, son autonomisation, sa responsabilisation et la « prise en projet » (G. Liiceanu, 1994, p. 41) de lui-me?me par lui-me?me. » (p.2)

Du ro?le d’accompagnateur a? la posture d’accompagnant :

Une distinction est faite :  « L’accompagnateur, dans sa fonction d’accompagnement, peut adopter plusieurs postures, celle de l’accompagnant certes, mais aussi celles du guide, du conseiller, l’autorisant parfois a? orienter et me?me a? diriger, sans pour cela sortir ni du cadre d’accompagnement ni de son ro?le d’accompagnateur, ni trahir ses intentions, voire ses conceptions, en terme d’accompagnement. » « Dans une de?marche d’accompagnement, avec des intentions fortes en terme d’autonomisation, de responsabilisation et de projection de l’autre par lui-me?me dans un environnement, on s’autorise parfois et toujours a? bon escient, c’est-a?-dire en conscience, a? conseiller, a? guider, a? diriger, a? aider, a? assister et me?me a? s’inge?rer. » (p.3)

« La posture d’accompagnant est une posture singulie?re qui place l’accompagnant, aux co?te?s de l’accompagne?, voire un peu en retrait. L’accompagnant n’est pas tant celui qui sait ce que l’on doit savoir et comment le savoir, que celui qui sait « se retenir », « s’abstenir », pour que l’autre puisse « se prendre en projet », se de?cider et advenir (M. Beauvais, 2004). » (p.4)

« Il ne peut y avoir d’accompagnement sans projet »

Que signifie accompagner l’autre dans son projet ?

Le projet : 4 poings à élucider, mis en tension > l’individuel et le collectif d’un co?te?, l’existentiel et le technique de l’autre.

« Accompagner le projet de l’autre exige e?galement, et peut-e?tre avant tout, de s’inte?resser a? ce qui le pre?occupe. On sait en effet avec l’auteur de « l’Anthropologie du projet » (1990) que l’ide?e de projet est e?troitement associe?e a? celle de pre?occupation. »

« Me?me lorsqu’elle se concentre sur les phe?nome?nes humains, si ne?cessaire et perspicace soit-elle, la compre?hension comporte des limites et des risques d’erreur, y compris le risque d’incompre?hension, puisqu’une compre?hension ne peut comprendre que ce qu’elle comprend ». (E. Morin, 1986, p. 149). > l’auteur propose d' »abandonner le phantasme de vouloir tout expliquer du re?el, voire de l’autre, de son dessein, et accepter de ne pas tout comprendre. » (c’est choisir le paradigme compréhensif).

Source

Beauvais, Martine. 2006. “Des postures de l’accompagnateur à la posture de l’accompagnant : Projet, autonomie et reponsabilité.” dans 7e?me Colloque Europe?en sur l’Autoformation. Toulouse.

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