Communautés de pratique
Des écosystèmes pour l'apprentissage, le travail et l'innovation.
Workplace Education and Corporate Control in Global Networks of Interaction
Categories: Fiches de lecture

Résumé de l’auteur

D’un côté, les sociétés contemporaines veulent que les personnes qui sont éloignées géographiquement, culturellement et temporellement travaillent ensemble, génèrent de nouvelles connaissances et facilitent leur travail quotidien. Pour cela, elles créent des CoP. De l’autre côté, elles ont besoin d’exercer un contrôle sur ces ressources humaines à la fois divergentes dispersées, innovantes et créatives.

L’auteur explore le rôle de médiation que joue l’apprentissage au travail entre l’autonomie des individus ou des groupes et le contrôle exercé par l’organisation. Il examine les façons de faire de 3 formateurs d’entreprise (workplace educators) qui interviennent dans 3 CoP. Il soutient que leurs histoires offrent des idées sur la façon d’aider à créer des communauté d’apprentissage, mais surtout elles permettent de comprendre comment peut s’exercer un contrôle discret et prudent (unobtrusive). L’auteur discute ainsi du rôle des formateurs dans les processus de gestion des personnes et des connaissances.

Introduction

Présentation de la problématique : Les pratiques d’un côté (la savoir, pratique du «knowing»), la gestion et la capitalisation de l’autre (la connaissance, le «knowledge») > Knowing et knowledge en tension.

«Educators in schools, workplaces and professional organisations are increasingly faced with the challenge of helping people and organisations coordinate and negotiate working knowledge, working relationships and work practice in globally integrated workspaces».

«From this perspective, it is helpful to see workplace educators as ‘discourse technologists’ (Fairclough, 1996). Discourse technologists are expert outsiders (by definition, not implicated in local communities of work practice) whose role is to challenge local work practices, and, perhaps, the values that underpin them, by researching the discursive practice of institutions, designing or promoting textual practices in line with institutional aims and strategies, and training people in their use. »

«I am interested in the different kinds of textual practices workplace educators produce and promote in contemporary workspaces, the impact these practices may have on traditional working relationships, working identities and established communities of practice, and the different ways in which these textual practices begin to take the place of, or regulate, conventional work practices. »

Knowledge, community and control

Knowledge :

1/ L’activité du knowledge est nécessaire , 2/Knowledge est fondamentalement social (il résume la R sur les réparateurs de Orr), 3/Knowledge est (et a toujours) été contesté.

Community :

«Workplace communities are important partly because even the most routine knowledge production requires a shared culture, shared stories which underpin shared understandings and values and practices. »

Présentation des «problèmes» des communautés (workplace communities) :

  • elles peuvent résister au partage des connaissances

  • CoPV : les entreprises sont souvent réticentes à céder le contrôle au profit d’une relative autonomie des communautés de travailleurs.

Control :

– Le problème avec les communautés de travail spontanées, c’est qu’elles sont instables, imprévisibles et difficiles à contrôler.

– Les multinationales encouragent l’idée d’un certain type de CoP pour réussir à concilier à la fois les besoins des CoP et le besoin de contrôle. Gee (1997) soutient que les types de CoP soutenues par les multinationales mettent l’accent sur la pratique, plutôt que sur la communauté dans son sens traditionnel (valeurs,croyances et identités partagées).

– les multinationales tentent d’exercer un contrôle tout en se préoccupant de la gestion ou de la génération de nouvelles connaissances. Mais en même temps, les relations de confiance sont découragées elles le et collective de la confiance sont découragées et affaiblies.

– Les pratiques d’apprentissage traditionnelles des CoP (ex. PPL) sont souvent remplacées des apprentissages contrôlés à un niveau local par les formateurs qui sont explicitement mandatés par l’organisation :

Workplace educators immerse workers in centrally mandated practices. In doing so, they create the join between the worker and the mandated practice and seem to obviate the need for trusting, culture-building relationships between workers.

Disrupting and Constructing Communities of Practice: three cases

– L’auteur se focalise sur les inquiétudes exprimées par les 3 formateurs.

– Les CoP sont déjà établies, basées sur les relations de confiance et de solidarité. Les formateurs, externes, sont positionnées comme des « agents » de l’organisation.

– Les formateurs ont une attitude d’enseignants, les participants répondent qu’ils sont leurs fichiers et qu’ils écrivent ce qu’ils ont envie dedans.

Les causes interprétées : 1/la connaissance est personnelle et appartient à celui qui la détient, voire à la communauté, pas à l’entreprise (ndlr : seul le produit de la connaissance appartient à l’organisation) 2/Une identité culturelle partagée difficile à standardiser, 3/ Les connaissances formalisées sont liées aux valeurs de la CoP, parfois en conflit avec le mandataire (ex. propos vus comme raciste par la compagnie), 4/Le pouvoir est contenu (embeded) dans les connaissances quotidiennes, invisible depuis l’extérieur (?)

Source

Farrell, L. 2004. “Workplace education and corporate control in global networks of interaction.” Journal of Education and Work 17:479–493.

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