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Def Culture

Un billet de recueil de définitions pour mieux criconscrire l’emploi du terme culture dans les textes et les discours.

Définitions du CNRTL (sélection) :

  • Fructification des dons naturels permettant à l’homme de s’élever au-dessus de sa condition initiale et d’accéder individuellement ou collectivement à un état supérieur.
  • Ensemble des moyens mis en œuvre par l’homme pour augmenter ses connaissances, développer et améliorer les facultés de son esprit, notamment le jugement et le goût.
  • Travail assidu et méthodique (collectif ou individuel) qui tend à élever un être humain au-dessus de l’état de nature, à développer ses qualités, à pallier ses manques, à favoriser l’éclosion harmonieuse de sa personnalité.
  • Pratique, perfectionnement de certains modes de connaissance ou d’expression.
  • Bien moral, progrès intellectuel, savoir à la possession desquels peuvent accéder les individus et les sociétés grâce à l’éducation, aux divers organes de diffusion des idées, des œuvres, etc.
  • Ensemble de connaissances et de valeurs abstraites qui, par une acquisition généralement méthodique, éclaire l’homme sur lui-même et sur le monde, enrichit son esprit et lui permet de progresser.
  • Qualité, compétence que la possession d’un savoir étendu et fécondé par l’expérience donne à une personne ou à une société dans un domaine de connaissances particulier, à une époque ou dans un lieu déterminé.

Encyclopaedia Universalis 2008

Sapiro introduit la section sur la culture de la sorte :

Si elles supposent toutes un système symbolique de représentations et de pratiques, les définitions de la notion de culture s’inscrivent dans une double tension : entre une acception universelle qui l’oppose globalement à la nature et un sens relativiste désignant les mœurs et coutumes des peuples ; entre un usage restreint aux œuvres d’art reconnues comme telles et une approche anthropologique plus large englobant les manières de penser et de faire de différents groupes (nations, ethnies, classes…). (Encyclopaedia Universalis,  Sapiro, 2008,

Armengaud réalise un chapitre qui abord la culture, en tension avec la nature.

« Étant donné que la culture s’acquiert par apprentissage, les gens ne naissent pas Américains, Chinois ou Hottentots, paysans, soldats ou aristocrates, savants, musiciens ou artistes, saints, chenapans ou moyennement vertueux : ils apprennent à l’être. » Ce propos de T.  Dobzhansky (1966) caractérise assez complètement la conception moderne de la culture : elle est acquise, mais d’abord par imprégnation et identification avant de l’être par apprentissage explicite ; elle est transmise généalogiquement et non héréditairement.

Où est alors la nature ? Ce qu’on appelle la nature humaine est « culturable à merci ». Elle est aussi source de toutes les cultures. Et la nature qui est le non-humain ? Les rapports réels et symboliques avec elle sont tributaires des diverses cultures.

Goldschmidt, Man’s Way, (1959), tente expressément de séparer la biologie humaine et la culture, à l’encontre des entreprises réductionnistes : « La culture, comme ensemble acquis d’actes, de croyances, de sentiments partagés par une communauté, et la société, système d’influences et de relations organisé entre ses membres

Pour Levi-Strauss, la culture est vue comme système de choix significatifs qui correspond à « la façon propre dont chaque société a choisi d’exprimer et de satisfaire l’ensemble des aspirations humaines ». (Levi-Strauss)

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