Communautés de pratique
Des écosystèmes pour l'apprentissage, le travail et l'innovation.
CoP in the business and organization studies literature
Categories: Fiches de lecture

L’auteur résume très bien les chapitres de son article dans sa conclusion. Sa lecture seule est suffisante pour faire un état de l’art sur les CoP, hors des sciences de l’éducation et des TIC !!!

Resumé

Introduction. Après deux décennies, le concept de communauté de pratique fait face à une crise de la quarantaine. Il s’est diffusé largement mais les utilisateurs l’ont adapté à leurs besoins, menant à une prolifération d’interprétations divergentes. Des critiques récentes déplorent la perte de cohérence et de puissance analytique du concept.
Méthode. Cet examen utilise le modèle de la mode managériale (management model fashion) de Benders et van Veen, pour tenir compte de la popularité du concept de CoP dans la littérature  d’affaires (business) et organisationnelle.
Résultats. La littérature montre une grande confusion entre les CoP et d’autres structures sociales concernées par le savoir et l’apprentissage, malgré que des typologies récentes aident à clarifier les concepts. Les chercheurs ont accepté le concept comme un élément durable fondé sur une vision de la connaissance en entreprise, mais les praticiens l’ont surtout utilisé dans un discours managérial en vogue, plus spécifiquement comme un outil de gestion des connaissances, ce qui a entraîné de nombreuses publications basées sur des interprétations pragmatique du concept. A l’heure actuelle, la mode décline dans la littérature professionnelle, mais la communauté des chercheurs affiche un regain d’intérêt sous la forme de profondes critiques et une résurgence d’études s’appuyant sur la théorie enracinée (grounded theory : méthode qualitative d’analyse de données de terrain).
Conclusions. Ce travail prédit que le concept de CoP évoluera positivement et sortira de sa crise actuelle à travers une nouvelle période, déjà commencée, de développement théorique ancrée dans des études rigoureuses menées dans des organisations.

NDLR : ce texte constitue une excellente note de synthèse, d’actualité (2011)

Introduction

On observe une crise du concept de CoP, sous forme  déclin des publications et l’apparition de critiques littéraires.

Evolution des publications littéraires des CoP

Figure 1: Academic and practitioner publications on communities of practice in EBSCO Business Source Complete

L’auteur retrace les origines du concept de CoP et aboutit à une diversité d’emplois et de définitions, principalement orientés vers la gestion des connaissances dans les organisations. On s’aperçoit que les universitaires comme les praticiens ont interprété et adapté le concept de différentes façons, parfois à leur guise.

Pour Benders et van Veen (2001), une large diffusion, des désaccords sur une définition et une diversité d’adaptation sont les symptômes d’une mode managériale  : c’est-à-dire « des modes de production et de consommation de discours de gestion temporairement intensifs et des changements organisationnels induits par et associé à ce discours »

Cette rapide diffusion et la prolifération des définitions proviendraient de 3 évènements hsitoriques :

  1. Pas de définition claire dans les travaux d’origine et donc des possibilités d’interprétation (Laver et Wenger, 91′; Brown et Duguid, 91′, Wenger, 98′)
  2. Cette ambiguïté du concept a attiré et a permis à des universitaires et des praticiens d’interpréter et d’opérationnaliser les CoP de façons différentes. En conséquence, il y avait une croissance rapide de publications, mais aussi une prolifération d’interprétations différentes.
  3. Le concept a satisfait des besoins théoriques urgents en fournissant une justification des échecs d’une mode précédente : le KM. Le concept est devenu une opportunité et il a rapidement intégré la trousse à outils du KM.

Murillo va expliciter en 7 chapitres les raisons de l’évolution du concept et les ambiguïtés qu’il génère à l’heure actuelle.

Les études originelles et la rapide diffusion

L’auteur fait une revue de littérature et une lecture très intéressante de la genèse des CoP. Il offre un regard critique en pointant les faiblesses des recherches originelles, notamment en terme de définition. Par ailleurs, il suggère que trop peu de recherches empiriques ont eu lieu sur les CoP. Il pointe la duffusion et l’appropriation du concept très rapidement dans les magazines orientés business.

Finalement, il repère 2 perspectives, 2 interprétations distinctes, sur les CoP. Celles provenant d’une part des études sur les organisations, d’autre part du KM :

The concept of is tightly embedded within this framework which is described in some detail in the following section.

Table 1: Contrasting organizational and knowledge management interpretations of communities of practice
Organizational studies interpretation Knowledge management interpretation
These studies interpret communities of practice as emergent, informal, self-organizing groups who set their own learning agenda and operate beyond management control. Therefore, the positions they emphasize are: These studies interpret communities of practice as hidden resources that should be identified, supported by management and charged with pursuing knowledge initiatives that have strategic value for the organization. Therefore, the positions they emphasize are:
‘Communities of practice are informal emergent structures’
Orr (1990); Brown and Duguid (1991); Hendry (1996); Wenger (1998); Gherardi and Nicolini (2000)
‘Communities of practice are organizational knowledge assets’
Prokesch (1997); Wenger and Snyder (2000); Lesser and Everest (2001); Lesser and Storck (2001); Kimble and Bourdon (2008)
‘Because communities of practice are informal, they are not under management’s control’
Brown and Duguid (1991); Wenger (1998); Gongla and Rizzuto (2004); Thompson (2005); Duguid (2006); Pastoors (2007); Raz (2007)
‘Because communities of practice are knowledge assets, they should be managed’
Prokesch (1997); Hanley (1998); Lesser and Everest (2001); Cross et al. (2006); Probst and Borzillo (2008)
‘All competencies of the organization reside in communities of practice’
Brown and Duguid (1991); Wenger (1998); Tsoukas and Vladimirou (2001)
‘Core competencies of the organization reside in communities of practice’
Brown and Gray (1995); Manville and Foote (1996); Roth (1996); Wenger (1999); McDermott and Kendrick (2000); Barrow (2001); Saint-Onge and Wallace (2003)
‘Communities of practice emerge to solve routine problems’
Orr (1990); Wenger (1998); Gherardi and Nicolini (2000); Tsoukas and Vladimirou (2001); Hara and Schwen (2006)
‘Communities of practice should focus on strategically important problems’
Brown and Gray (1995); Wenger (1999; 2004); McDermott and Kendrick (2000); Barrow (2001); Saint-Onge and Wallace (2003); Anand et al. (2007)
‘The knowledge of the community of practice is situated and held communally, hence it cannot be extracted’
McDermott (1999); Newell et al. (2002); Duguid (2006); Cox (2007b)
‘Knowledge management systems should build on and leverage the natural knowledge-sharing practices of a community of practice
Brown (1998), Wright (1999), Brown and Duguid (2000a); Bobrow and Whalen (2002)
‘Communities of practice emerge of their own accord’
Orr (1990); Wenger (1998); Gherardi and Nicolini (2000; 2002); Hara and Schwen (2006)
‘Communities of practice can be designed and launched’
McDermott and Kendrick (2000); Barrow (2001); Wenger et al. (2002); Plaskoff (2003); Saint-Onge and Wallace (2003); Thompson (2005); Anand et al. (2007); McDermott (2000; 2007); Meeuwesen and Berends (2007)
‘Communities of practice subvert management authority’
Orr (1990); Korczynski (2003); Cox (2005); Duguid (2006); Raz (2007)
‘Communities of practice are the heroes of the organization’
Brown and Grey (1995); Prokesch (1997); Brown (1998); Stewart (2000); Brown and Duguid (2000a); Barrow (2001)
Communities of practice are (just) an analytical category’
Contu and Willmott (2003; 2006); Gherardi (2006)
‘Communities of practice are a new organizational group, the key to managing knowledge and innovation’
Brown and Duguid (1991; 2000a); Brown and Grey (1995); Wenger and Snyder (2000); Kimble and Bourdon (2008)
‘Communities of practice benefit mostly their own members’
Orr (1990); Ibarra (2003); Moran and Weimer (2004)
‘Organizations can harvest the knowledge of communities of practice’
Manville and Foote (1996); Prokesch (1997); McDermott and Kendrick (2000); Bobrow and Whalen (2002); Probst and Borzillo (2008); Kimble and Bourdon (2008)

 

 

La théorie sociale de l’apprentissage de Wenger et le rôle joué par le concept de CoP

Autrement dit : les raisons de la confusion. La critique du concept et de sa définition.

Murillo résume les apports de Wenger dans son ouvrage de 1998 (Domaines, participation-reification, sens, identité, apprentissage…) tout en critiquant leur faiblesse. Par exemple, il souligne que les CoP ne sont qu’une des composantes (et même pas le coeur) de sa théorie, mais elle est indispensable car elle lie de façon analytique toutes les autres composantes ensemble en un cadre cohérent.

Figure 2: Components of Wenger’s social theory of learning – Source: Adapted from Wenger (1998: 5)

Pour l’auteur, même si une définition ferme, précise, explicite des CoP n’est pas proposée, il existe malgré tout un cadre détaillé qui délimite l’interprétation du concept. Il est vrai aussi que ce n’est pas un modèle facile à opérationnaliser, ce qui explique probablement la rareté des études qui utilisent ce modèle, au profit des notions plus souples de la Lave et Wenger (1991) ou Brown et Duguid (1991).

L’orientation managériale de Wenger dans son discours et ses écrits est également pointée à partir de 1999, se destinant ainsi à des praticiens.

Cette revue considère le travail de Wenger (1998) comme une contribution essentielle et durable à la littérature et ne peut que déplorer le manque d’études empiriques ultérieures par l’auteur, qui aurait sûrement contribué à une compréhension plus ciblée et plus nuancée de cette notion complexe. Au contraire, l’introduction d’un modèle simplifié par Wenger et al. (2002), désormais composé de la communauté, du domaine et de la pratique, ainsi que quelques libertés prises par rapport au cadre de 1998, telles que la possibilité de « communautés de pratique distribués » comportant des milliers de membres (abandonnant ainsi l’engagement mutuel direct). Cet assouplissement du cadre théorique a contribué à la prolifération d’études construites sur des bases théoriques superficielles et ont brouillé les différences entre les CoP et d’autres phénomènes sociaux concernés par la connaissance ou l’apprentissage. Les confusions qui en résultent sont examinées dans la section suivante.

Confusion conceptuelle d’un même phénomène : CoP et autres structures sociales

Quelques confusions dans la littérature peuvent être attribués à la similitude du concept de CoP avec d’autres structures sociales qui sont liées à la connaissance et l’apprentissage; les plus importantes sont énumérés dans le tableau suivant :

Table 3: Social structures that bear some resemblance to communities of practice
Community of technological practitioners ‘Utilization of a community of practitioners as a primary unit of historical analysis nevertheless does promise to generate basic insights for the history of technology. A community of technological practitioners, moreover, may be analyzed in turn as an aggregation of individuals or of firms, just as a scientific specialty may be analyzed as an aggregation of individuals or of labs and departments’ (Constant 1980: 9).
Occupational
community
‘[A] group of people who consider themselves to be engaged in the same sort of work; who identify (more or less positively) with their work; who share a set of values, norms and perspectives that apply to, but extend beyond work related matters; and whose social relationships meld the realms of work and leisure’ (van Maanen and Barley 1984: 295).
Occupational
subculture
Occupational subcultures comprise unique clusters of ideologies, beliefs, cultural forms and practices that arise from shared educational, personal and work experiences of individuals who pursue the same profession within the overarching organizational culture of a single workplace (Trice 1993).
Epistemic
culture
‘[T]hose amalgams of arrangements and mechanisms – bonded through affinity, necessity and historical coincidence – which, in a given field, make up how we know what we know’ (Knorr Cetina 1999: 1, italics in original).
Network of
practice
‘Networks of practice are made up of people that engage in the same or very similar practice, but unlike in a community of practice, these people don’t necessarily work together [yet] such a network shares a great deal of common practice. Consequently, its members share a great deal of insight and implicit understanding. And in these conditions, new ideas can circulate. These do not circulate as in a community of practice, through collaborative, coordinated practice and direct communication. Instead, they circulate on the back of similar practice (people doing similar things but independently) and indirect communications (professional newsletters, listservs, journals and conferences, for example)’ (Brown and Duguid 2000b: 28).

Confusion conceptuelle à partir de désignations concurrentes

Certains auteurs ont introduit de nouveaux noms pour divers groupes d’apprentissage dans les organisations, qui, après examen, semblent différer que très peu de la notion de CoP, contribuant ainsi à la confusion conceptuelle dans la littérature.

  • Communautés de sachants (community of knowing) pour décrire des communautés de spécialistes ou d’experts dans des entreprises qui manipulent le savoir intensément (Boland and Tenkasi, 1995). Murillo : « ils auraient dû appeler çà des CoP d’experts »

Des auteurs ont différencié les vraies CoP (informelles) par l’absence de management ou de support :

  •  Büchel et Raub (2002) ont introduit le concept de réseaux de connaissances (knowledge networks) et s’étend au-delà du concept traditionnel de CoP. 4 variantes du concept sont proposées : réseaux de loisirs (hobby networks), réseaux d’apprentissage professionnels (professional learning networks), réseaux d’opportunité d’affaires (business opportunity network)  et réseaux de bonnes pratiques (best practices network). D’après eux, les deux premiers seraient conformes au concept traditionnel de CoP (2002: 589) tandis que les deux derniers peuvent apporter des avantages organisationnels. Leur position est que, une fois qu’il y a soutien du management, la communauté cesse d’être «informelle» et «volontaire» et cesse d’être une CoP.
  • Communautés de savoirs (knowledge communities), un terme chapeau employé par Similarly, Barret et al. (2004: 1) pour couvrir à la fois communautés auto-gérées, managées ainsi que les constellations de CoP.
  • Communauté stratégique (Strategic community) pour distinguer les CoP mises en oeuvre intentionnellement par la management.
  • Communautés de lutte (Communities of coping). Korczynski’s (2003) and Raz (2007) l’utilisent pour décrire des CoP informelles dont l’émergence a pour but d’aider les membres à s’entraider, à faire face aux aléas du travail, à ses contradictions (ex. tension entre temps passé et  qualité de service). Hélas, ce phénomène avait déjà été soulevé par Wenger (1998) ou Brown & Duguid (1991).

Cependant, dire que les « vraies » CoP sont informelles ne va pas de soi. Cette condition est par exemple contradictoire avec l’ouvrage de Wenger. Les agents de réclamation montraient davantage d’engagement mutuel que d’informalité. De même que leur CoP épousait les contours de leur organisation en tant que service de réclamation encadré par un superviseur et son assistant.

Ainsi, une littérature managériale abondante, proposant très peu de support théorique, s’est emparée du sujet pour créer ou « cultiver » des CoP, existantes ou artificielles.

Défis au cadre de Wenger (1998)

Pour Murillo, le cadre théorique de Wenger donne des répliques cohérentes aux critiques récurrentes :  Les CoP sont à la fois une structure sociale et à la fois un cadre analytique. Les questions de pouvoir ne sont pas ignorées (celles de l’organisation mais aussi celles qu’exercent la CoP). Les CoP ne peuvent pas être managées (au sens de contrôler).

Par ailleurs, des chercheurs ont progressivement apporté des contributions spécifiques à la théorie, soit en confirmant ce que mentionnait Wenger (1998), ou en élargissant la cadre. Ces contributions sont passées en revue dans la section suivante.

Recent theoretical contributions to the literature

Cette section passe en revue une sélection d’études théoriquement fondées (theoretically-grounded studies) qui ont apporté une contribution significative à notre compréhension des communautés de pratique. Chaque étude est détaillée dans le texte de Murillo.

Table 4: An overview of recent contributions to the theory of communities of practice
Launching communities of practice Swan et al. (2002): communities of practice used as a rhetoric device to promote change and innovation.
Thompson (2005): distinguishes between structural components, which organizations can furnish and epistemic behaviours, which depend on members alone.
Anand et al. (2007): identify success factors for launching new practice areas in consulting firms.
Managing or controlling communities of practice Gongla and Rizzuto (2004); Pastoors (2007): communities of practice can and do evade management control.
Cross et al. (2006): use social network analysis to measure knowledge transactions and perform targeted interventions in community of practice membership and structure.
Meeuwesen and Berends (2007): develop measures of performance of intentionally launched communities of practice.
Schenkel and Teigland (2008): use learning curves to measure performance of identified communities of practice.
Boundaries and innovation Hislop (2003): study of seven companies where a technological innovation was promoted by management; found that some communities of practice supported and others hindered the project.
Bechky (2003): ethnographic study of difficulties in transferring knowledge across community boundaries.
Carlile (2004): identifies three types of boundaries between communities of practice, syntactic, semantic and pragmatic and three processes for spanning each type of boundary: transfer, translation, transformation.
Swan et al. (2007): use Carlile typology to examine the role of objects in spanning different boundaries in a study of innovation diffusion in the UK health system.
Ferlie et al. (2005): found that epistemic boundaries between discipline-bound health care communities of practice can retard the spread of innovations.
Mørk et al. (2008): study of cross-disciplinary R&D medical centre, where new knowledge challenging an established community of practice was marginalized.
Identity construction Ibarra (2003): mid-career transitions require severing ties from former communities of practice and joining new ones.
Hara and Schwen (2006): ethnographic study of a public defenders’ office developed new community of practice framework consisting of six dimensions.
Handley et al. (2007): ethnographic study of identity construction by two junior consultants working at a leading firm.
Campbell et al. (2009): case study of the learning trajectory into a community of practice of a middle-aged nurse who made a career change to police officer.
Goodwin et al. (2005): ethnographic study of internal boundaries in multi-disciplinary communities of practice in anaesthesia.
Faraj and Xiao (2006): emergency boundary suspension in multidisciplinary medical teams.
Virtual communities of practice Bryant et al. (2005): case study of increasing involvement in Wikipedia as an induction into an online community of practice and development of Wikipedian identity.
Hara and Hew (2007): case study of community of advanced practice nurses based on a listserv.
Zhang and Watts (2008): apply Wenger framework to online community focused on back-packing.
Murillo (2008): systematic Usenet search and detection of four virtual communities of practice displaying Wenger dimensions.
Silva et al. (2008): apply the legitimate peripheral participation model to a blog, operationalized as old-timers who enforce local norms.
Fang and Neufeld (2009): apply the legitimate peripheral participation model to an open-source software community, finding evidence of strong identity construction/enactment.
The concept of community of practice Cox (2005): critical review and comparison of four seminal studies.
Roberts (2006): literature review that highlights the limits of communities of practice as a knowledge management tool and identifies issues that have been insufficiently addressed in research.
Hughes (2007): critique of Lave and Wenger (1991) that questions whether their model extends beyond the cases they examined.
Amin and Roberts (2008): critique the status of communities of practice as an umbrella concept and propose a typology of four modes of knowing in action.
Gherardi (2006): proposes new definition and theoretical framework for communities of practice based on a full-length ethnography of three interacting communities of practice in a construction site.
Hara (2009): proposes a new definition and theoretical framework of communities of practice based on ethnographic study of a public defenders’ county office.

Tendances détectées et conclusion

L’auteur résume très bien les chapitres de son article. Sa lecture seule est suffisante pour faire un état de l’art sur les CoP, en dehors des sciences de l’éducation et des TIC !!!

Finalement Murillo promeut le concept de CoP, soutient Wenger, notamment l’ouvrage de 98′, et prédit une sortie de crise par l’apport des recherches de terrain qui clarifieront de plus en plus le concept.

Source

Enrique Murillo, “Communities of Practice in the business and organization studies literature,” Information Research 16, no. 1 (2011).

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