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L’analyse par théorisation ancrée (grounded theory)

Résumé de l’article

« Cet article présente en détail les étapes d’une méthode d’analyse qualitative, Y analyse par théorisation ancrée, qui est une adaptation-transformation de la grounded theory approach. La méthode permet de théoriser un phénomène empirique à travers la codification, la catégorisation, la mise en relation, l’intégration, la modélisation et la théorisation. La présentation de la méthode est illustrée par des exemples de recherches menées par l’auteur. »

ndlr : l’auteur s’appuie essentiellement sur l’ouvrage  de Strauss et Corbin : Basics of Qualitative Research, Grounded Theory Procedures and Techniques.

Clarification du champ : théorisation ancrée

Il s’agit d’abord d’une forme d’analyse qualitative et d’une démarche de théorisation qui cherche à dégager le sens d’un événement, lier dans un schéma explicatif divers éléments d’une situation, renouveler la compréhension d’un phénomène en le mettant différemment en lumière. C’est autant un processus qu’un résultat. Elle équivaut à un acte de conceptualisation plus que juste une forme d’analyse de contenu.

« La méthode de la comparaison constante (Glaser et Strauss) est une des caractéristiques majeures de la grounded theory. Contrairement aux méthodes traditionnelles, une théorie ancrée est construite et validée simultanément par la comparaison constante entre la réalité observée et l’analyse en émergence : un processus itératif. »

« Une des caractéristiques majeures est la simultanéité de la collecte et de l’analyse, du moins au cours des premières étapes, contrairement aux façons de faire plus habituelles où la collecte de données est effectuée en une seule occasion et suivie de l’analyse de l’ensemble du corpus. » Le chercheur ne se situe pas tant dans une démarche de codification d’un corpus existant (comme c’est le cas, par exemple, en analyse de contenu) que dans un processus de questionnement. Il a la possibilité d’approfondir sa compréhension et de vérifier, en entrevue ou lors d’observations, les hypothèses formulées à partir d’une première analyse du corpus déjà constitué. Ainsi, le choix de ses sources est conditionné par l’analyse en évolution plutôt que prédéterminé sur la base de critères «objectifs».

Les étapes de l’analyse

Il s’agit d’une analyse qualitative progressive des données. 6 grandes étapes marquent l’évolution d’une théorisation ancrée :

  1. la codification, qui consiste à étiqueter l’ensemble des éléments présents dans le corpus initial ;
  2. la catégorisation, où les aspects les plus importants du phénomène à l’étude commencent à être nommés ;
  3. la mise en relation, étape où l’analyse débute véritablement ;
  4. l’intégration, moment central où l’essentiel du propos doit être cerné ;
  5. la modélisation, où l’on tente de reproduire la dynamique du phénomène analysé ;
  6. la théorisation, qui consiste en une tentative de construction minutieuse et exhaustive de la «multidimensionnalité» et de la «multicausalité» du phénomène étudié.

« Aucune des étapes de l’analyse par théorisation ancrée ne représente un saut important par rapport à celle qui la précède. » Par exemple, il y a un chevauchement important de la codification et de la catégorisation.

1- La codification initiale

Il s’agit de se poser les questions suivantes : Qu’est-ce qu’il y a ici? Qu’est-ce que c’est? De quoi est-il question? afin de dégager, relever, nommer, résumer, thématiser, presque ligne par ligne, le propos développé à l’intérieur du corpus sur lequel porte l’analyse. A cette étape, l’analyse se situe « au ras des pâquerettes » et il s’agit de freiner son élan si besoin.

Le passage de la codification à la catégorisation :

La codification initiale est exploitée pour passer à la catégorisation. Il faut donc relire les codes, les regrouper, les comparer, les questionner, la classifier, chercher l’ordre plus élevé, etc.

Plusieurs types de codes. Les codes conceptuels sont déjà des catégories. Ils renvoient déjà à un phénomène, une entité, une idée plus abstraite. Les codes-chevilles constituent des codes qui peuvent être regroupés pour former une catégorie. Les codes centraux sont des codes qui paraissent avoir plus d’importance que d’autres, ils indiquent une piste intéressante dans les données. Les codes de réservesont ceux qui pourraient être utiles mais qui sont hors propos ou semblent mener nulle part. Si on veut des aspects plus factuels comme l’âge des personnes, on dira qu’il s’agit de codes socio-démographiques. (De nombreux autres codes existent, lire Saldana J., 2009. The coding manual for qualitative researchers. SAGE Publication)

Le codage minutieux au début, est au fur et à mesure plus sommaire. Le chercheur se réfère au corpus, vérifie ses hypothèses, plus qu’il ne l’examine phrase par phrase. « Concrètement, cela signifie que la codification peut être progressivement abandonnée à mi-chemin de la recherche, voire avant dans certains cas. »

Alors que la lecture lors de la codification se fait « ligne par ligne », elle se fait plus englobante lors de la catégorisation qui se fait à l’échelle d’un ou de plusieurs paragraphes.

2- La catégorisation

La différence avec la codification se situe sur le plan de la richesse conceptuelle de l’expression. Elle consiste à porter l’analyse à un niveau conceptuel en nommant de manière plus riche et plus englobante les phénomènes, les événements
qui se dégagent des données. Sans l’annuler, elle  place la codification dans un contexte explicatif plus large et plus significatif.

La catégorisation a lieu à travers 2 activités : D’abord lister les catégories formées lors de la codification. Puis tester les catégories sur une transcription en situant la lecture à un niveau plus conceptuel (Qu’est-ce qui se passe ici? De quoi s’agit-il? Je suis en face de quel phénomène?). Comparer avec les codes initiaux éventuellement.

Une catégorie doit posséder un fort pouvoir évocateur. Elle doit rendre intelligible un phénomène d’importance, expliquer
un événement, lui donner un contexte nouveau, un contexte plus large, le mettre en perspective ou lui donner une dimension existentielle, critique, philosophique. C’est, enfin de compte, théoriser.

Des notes d’analyse peuvent être portées sur des mémos pour chaque catégorie. « Dans le vocabulaire de l’analyse qualitative, un mémo étant un document écrit par le chercheur dans un but d’analyse, c’est-à-dire pour définir une catégorie ou tenter d’expliquer un phénomène, ou encore formuler ou enrichir une hypothèse, etc. Bref, avec le mémo, le chercheur, simplement, pense sur papier. »

La construction et la consolidation des catégories :

La catégorie est un outil beaucoup plus central que le code. Il faut la clarifier, la détailler, la préciser, éventuellement la revoir, la corriger, la remplacer, l’élargir, la subdiviser, la fusionner, etc.

« Chacune des catégories d’une analyse par théorisation ancrée porte en elle une description riche et une analyse fine d’un aspect important de la réalité étudiée. »

Pour chacune d’elles, il faudra :

  1. Les définir : A quoi la catégorie et le phénomène renvoient ? C’est répondre d’avance à la question « Qu’entends tu par… ? »… tout en faisant correspondre aux données empiriques.
  2. En dégager les propriétés : De quoi la catégorie, le phénomène sont ils composés ? Quelles sont ses caractéristiques, ses attributs ?
  3. En spécifier les conditions sociales légitimant leur formulation : Identifier ses propriétés. Qu’est ce qui doit être présent pour que le phénomène en question ait lieu et que la catégorie s’applique ?
  4. En identifier les diverses formes : Tout phénomène peut être appréhendé selon diverses dimensions (ex. engagement organisationnel : +/- intense, constant, conscient…)

La solidité théorique d’une catégorie tient à la fois la récurrence de la catégorie, du phénomène et à la fois sa pertinence par rapport aux autres catégories.

3- La mise en relation

Elle permet de passer d’un plan relativement statique à un plan dynamique, de la constatation au récit, de la description à l’explication. La mise en relation des catégories existantes permet au chercheur de s’engager sur une voie qui le mènera éventuellement à la construction d’une structure pyramidale où une catégorie centrale et des catégories principales chapeauteront des catégories subsidiaires, le tout étant lié dans un schéma explicatif fiable et bien ancré empiriquement. Il peut être utile ici de recourir à la schématisation et la rédaction mémos est essentielle afin d’expliciter les liens. Le but étant in fine de raffiner l’analyse dont le CR sera plus riche et nuancé, sans tomber dans l’excès…

Ce travail s’accomplit à la lumière de questions précises : Ce que j’ai ici est-il lié avec ce que j’ai là? En quoi et comment est-ce lié?

Comme un phénomène est toujours multidimensionnel, on peut le lier à d’autres à partir de ses diverses propriétés. Le lien peut aussi prendre des formes infinies : de ressemblance, de dépendance, fonctionnel (A est utile à B), hiérarchique (A est plus élevé que B), etc.

3 façons de procéder à la mise en relation des catégories, 3 approches :

  1. L’approche empirique : Mettre en relation des catégories à partir d’elles-mêmes et des phénomènes auxquels elles sont associées (ex. catégorie après catégorie, extrait par extrait). On s’intéresse alors aux catégories et au corpus correspondant en posant les questions de la mise en relation (Ce que j’ai ici est-il lié avec ce que j’ai là? En quoi et comment est-ce lié?).
  2. L’approche spéculative : On fait ici appel à la logique ou à l’expérience, et on se demande: À quelle autre catégorie cette catégorie devrait-elle logiquement être liée? Quels sont les types de liens qui normalement unissent ces deux catégories? Devrait-il y avoir une catégorie qui précède ou qui suive cette autre catégorie? etc. (chercher dans le corpus les liens supposés, les réponses, les illustrations, les «preuves», les pistes, etc.). On confirme ou on réfute…
  3. L’approche théorique : recourir aux écrits scientifiques sur la question. Si les relations sont semblables, ce sera un indice intéressant du caractère généralisable de l’analyse qui s’ébauche. L’absence de correspondance indiquera soit les pistes qu’il sera important de suivre, soit éventuellement l’originalité de sa propre recherche.

4- L’intégration

Contrairement au modèle hypothético-déductif, avec la théorisation ancrée, il arrive parfois que le plus difficile réside dans la détermination précise de l’objet d’étude. Quel fil suivons-nous, où mène-t-il?… on est dans l’imprévisible.

Cependant il faut délimiter l’étude : Quel est le problème principal? Je suis en face de quel phénomène en général? Mon étude porte en définitive sur quoi? Sans oublier de revenir  une dernière fois aux questions de recherche et d’entrevue : Que voulions-nous savoir à l’origine? Quel objectif poursuivions-nous? De quoi faut-il absolument rendre compte dans le rapport? Ceci afin de situer l’intégration sur le plan de l’analyse qui se dessine et non travailler à partir d’un cadre de départ qui aurait été dépassé.

« Le résultat de l’activité d’intégration s’apparente au titre d’un film ou d’un roman dont on viendrait de contempler les moments forts. Dans le cadre d’une opération qu’ils appellent selective coding, Strauss et Corbin invitent d’ailleurs le chercheur à dégager clairement l’«intrigue» (story line) de son récit en inscrivant au haut d’une page blanche: «C’est l’histoire de…» L’histoire, c’est bien sûr la trame catégorielle de l’analyse empirique qu’il faut mettre en évidence autour d’un thème unificateur. En fait, plus qu’un thème, il s’agit bien souvent d’un phénomène de dimension théorique qu’il vaudra la peine de modéliser. » (p.173).

5- La modélisation

« La modélisation consiste à reproduire le plus fidèlement possible l’organisation des relations structurelles et fonctionnelles caractérisant un phénomène, un événement, un système, etc. » (p.174)… pour caractériser sous une forme type les phénomènes observés, souvent dans un but de prédiction.

Le but : dégager les caractéristiques importantes du phénomène, son déroulement habituel, les moments forts de son existence, ses conséquences à divers niveaux, etc.

Les questions à cette étape :

  1. De quel type de phénomène s’agit-il ? : L’a-t-on bien/suffisamment caractérisé ? (S’agit-il d’un phénomène atypique, marginal, ou, au contraire, d’un phénomène répandu, récurrent. Comment peut-on précisément le qualifier? Que sommes nous en train de découvrir?)
  2. Quelles sont les propriétés du phénomène ? : Traits, composantes, éléments constitutifs…; formes, dimensions intervenant dans sa manifestation… Elles sont souvent représentées par les principales catégories de l’analyse.
  3. Quels sont les antécédents du phénomène ? : Pour trouver l’ensemble des conditions de son existence (Dans quel contexte apparaît-il ou est-il absent? Qu’est-ce qui facilite ou inhibe sa manifestation? De quelles conditions, de quels facteurs, de quels événements spécifiques découlerait-il?)
  4. Quelles sont les conséquences du phénomène ? : Pour savoir quels sont les répercussions sur l’environnement de l’existence et de l’évolution du phénomène ? (Quel effet a-t-il sur d’autres phénomènes, événements, etc.? Quelles fonctions spécifiques sert-il? Quel est le produit de sa variation? Quelles incidences a-t-il sur le déroulement d’événements subséquents? But : rechercher de conséquences dramatiques ou bénéfiques, prévisibles ou imprévisibles, durables ou passagères, etc.
  5. Quels sont les processus en jeu au niveau du phénomène? : Que se passe-t-il entre les antécédents et les conséquences, et comment cela se passe-t-il? Quelle dynamique l’emporte sur la structure, quelles logiques s’affrontent, quelles contradictions sont momentanément résolues dans la praxis. Comment le phénomène évolue, quels sont sa dynamique, sa différenciation, ses blocages, ses reflux, les changements qui le traversent ?

6- La théorisation

L’auteur veut à cette étape insister sur les opérations qui visent à renforcer progressivement la théorie émergente et à affaiblir les explications qui en divergent. Pour celà, 3 grandes stratégies appliquées à divers moments de l’analyse sont présentés brièvement:

  1. L’échantillonnage théorique : procédé générique qui consiste à échantillonner la théorie en voie d’élaboration tout comme on échantillonnerait la population d’une étude. Ainsi, au lieu d’échantillonner des individus différents (selon le sexe, l’âge, la situation économique, etc.), il s’agit d’échantillonner les diverses manifestations d’un phénomène (représenté par une catégorie, un modèle ou une théorie en émergence). Par la suite, l’échantillonnage théorique vise surtout l’enracinement et le raffinement de la théorie en construction par le biais du développement et de la saturation des catégories, du raffermissement des relations établies, de la mise en évidence de la complexité du phénomène, de sa structure, de ses processus, etc. (cf ouvrages Glaser et Strauss)
  2. La vérification des implications théoriques : indiquer pour le plus précisément possible quelles implications découlent logiquement de la théorie ou des explications alternatives, pour ensuite vérifier dans le corpus ou lors d’observations, ou d’entrevues subséquentes si ces implications se manifestent effectivement. Il faut d’abord décomposer le modèle ou la théorie sous forme d’énoncés, pour ensuite se demander, pour chacun d’eux, ce qui devrait logiquement avoir lieu ou exister si ces énoncés étaient vrais. Une façon commode de procéder consiste à utiliser la formule «si … alors»… afin de vérifier si les données soutiennent on non les hypothèses émises.
  3. L’induction analytique: La plus populaire, elle fait intervenir la recherche de cas négatifs. Deux avenues: soit ces cas apparaissent non pertinents au regard du phénomène étudié — et l’explication, le modèle ou la théorie demeurent inchangés —, soit ils remettent en cause l’explication, le modèle ou la théorie avancés, qui devront alors être reformulés.

Synthèse : description d’une procédure d’analyse

Le corpus, « d’abord examiné, puis codifié patiemment, a fait ensuite l’objet d’une «lecture» plus large, d’ordre conceptuel, qui a débouché sur la création de catégories, exercice dans lequel on a mis à profit toute la richesse de la langue pour tenter de qualifier les aspects importants du phénomène étudié. Les catégories sont devenues à ce moment l’outil d’analyse premier: développées, raffinées, transformées à mesure de la comparaison constante entre la réalité théorisée et la réalité observée, elles ont été mises en relation les unes avec les autres de manière à dégager l’événement, la continuité au sein du phénomène analysé. Au fil des nouvelles entrevues, des observations orientées et de Ja progression de l’analyse, l’objet initial de l’étude a possiblement évolué, voire changé; c’est pourquoi il a paru nécessaire de le cerner précisément en procédant à l’intégration de l’analyse d’ensemble. Une fois cette opération essentielle achevée, la reconstitution dynamique du phénomène est devenue possible par sa modélisation » (p.177). L’étape de théorisation permettra de confirmer ou réfuter le modèle proposé.

Source

Paillé, P. 1994. “L’analyse par théorisation ancrée.” Cahiers de recherche sociologique 23:147–181.

Notes complémentaires d’après la présentation de Guillaume Ollivier : Que sont les CAQDAS ? § Codage formalisé selon les principes de la
« Grounded Theory »

Le corpus dans la « Grounded Theory » :

  •  « Tout est donnée » = hétérogénéité des sources exprimant le phénomène social étudié :
    • entretiens
    • archives personnelles ou institutionnelles
    • cahiers d’observation
    • cahiers de terrain et mémos de recherche
    • supports image, audio ou vidéo
  • Echantillonnage itératif (« theoritical sampling ») lié à l’interprétation des textes déjà collectés et aux découvertes qui en émerge
  • Clôture de la collecte par saturation du codage et du modèle théorique

 Pas de codage tout azimut => se doter d’un « paradigme de codage » qui oriente la description des catégories

Par ex dans la logique pragmatiste :

  • Actions
  • Interactions
  • Contextes
  • Conditions
  • Conséquences

 La comparaison continue :

  • entre documents
  • entre occurrences d’une catégorie
  • entre catégories
  • entre groupes d’acteurs

Afin de valider/invalider le codage préalable. Et dans le but de faire émerger un système de catégories allant vers la synthèse et la cohérence.

Phases et formes de codages successifs :

  • Codage ouvert : exploration initiale par lecture fine des textes et étiquetage de concepts qui pourront être complétés ou éliminés ultérieurement
  • Codage axial : organisation hiérarchique des concepts en catégories plus génériques, approfondissement et enrichissement ce ces catégories selon le paradigme de codage et établissement des liens entre catégories par comparaison continue 
  • Codage sélectif : articulation des catégories autour de la catégorie centrale identifiée in-fine produisant un modèle théorique du cas
  • Théorisation

Au delà du codage : la modélisation théorique

Construction d’un modèle théorique du cas analysé organisant et hiérarchisant les concepts et les catégories autour d’un énoncé central. Éventuellement traitements statistiques.

Enfin, l’auteur présente une bibliographie essentielle pour approfondir :

Berelson B. et Lazarsfeld P., 1948. The analysis of communication content. University of Chicago and Columbia University.

Demazière D., Brossaud C., Trabal P. et Van Meter K., 2006. Analyses textuelles en sociologie : Logiciels, méthodes, usages. PUR, 218 p.

Glaser B. et Strauss A., 1967. The Discovery of Grounded Theory.Strategies for Qualitative Research Aldine de Gruyter, 271 p.

Koenig T., 2004. CAQDAS Comparison, http://www.lboro.ac.uk/research/mmethods/research/software/caqdas_comparison.html#text.

Saldana J., 2009. The coding manual for qualitative researchers. SAGE Publication, 240 p.

Strauss A. et Corbin J., 1998. The basics of qualitative analysis: Grounded Theory Procedures and Techniques. Sage, 272 p.

Strauss A. et Corbin J., 2003. L’analyse de données selon la grounded theory. Procédures de codage et critères d’évaluation. in Cefaï D. (ed.), L’enquête de terrain. Paris, pp. 363-379.

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